HAROBOZ
Haroboz est une créature alchimique née de l’obscurité et de la fragmentation. Son pseudonyme, Haroboz, s’érige tel un jalon sémantique qui marque la fin de sa période noire, pour ouvrir sur une ère d’émancipation.
Le masque d’Haroboz figure son identité, renouvelée au gré d’un processus de réparation sans fin. Derrière son masque, l’artiste se replie pour laisser advenir les images de son monde intérieur, et les traduire ensuite en compositions photographiques.
Merci à vous qui vous intéressez au travail d’Haroboz et à la liberté d’être !
CRÉATEUR D’IMAGES
& PHOTOGRAPHE
Le projet « Men too » d’Haroboz revendique en images ce qui le constitue profondément, sans autocensure : une célébration de l’homme, de ses attributs, de l’univers masculin, en somme. Dans ce registre, l’errance esthétique et introspective de l’artiste, se compose d’images photographiques humoristiques, impudiques aux accents parfois fétichistes que les mots sont désormais impuissants à traduire.
En exposant ses images intimes, Haroboz poursuit son actualisation dans une quête artistique dont le Beau se fait l’écrin : lieux, nature, monuments, œuvres d’art, objets, lumières, formes … sont mis au service de la plupart de ses compositions.

artwork
Promenez-vous dans l’univers d’Haroboz et découvrez une sélection de créations issues de son projet « Men too ». Photos et compositions ou Objets d’arts, les deux galeries d’exposition sont régulièrement mises à jour, revenez-y de temps à autre pour découvrir les nouveautés et l’actualité de l’artiste.
Si vous souhaitez recourir à des services personnalisés, visitez la page prestations qui en présente l’éventail et les modalités.
Vision artistique
« La captation photographique apporte une satisfaction proche du plaisir amoureux, comme si l’élaboration de images numériques valait possession charnelle. » C’est sur cette base fantasmée que se déploie la vision artistique d’Haroboz : ses compositions surréalistes, humoristiques, poétiques, homo-érotiques, parfois crues, doivent être regardées comme l’allégorie d’un intime longtemps enkysté.
Les artistes qui influencent les créations d’Haroboz, photographes ou autres, appartiennent à la sphère gay évidemment et plus largement, aux surréalistes, aux artistes de la pop culture et de l’underground, tous ceux qui, chacun à leur manière, ont ouvert des voies. Pêle-mêle Magritte, Robert Mapplehorpe, Andy Warhol, Tom of Finland, des photographes contemporains comme Fred Goudon, et d’autres tels que Guy Bourdin, Sarah Moon, Ellen von Unwerth, Kostis Fokas éclairent son espace de jeu avec le réel et la mise en scène des corps.

Inspiration et Références
Robert Mapplethorpe occupe la place singulière de pionnier de l‘art masculin. Son œuvre, d’une rigueur formelle presque classique, se confronte à la force du désir, du corps et du genre. Ses mises en scène érotisées m’inspirent par leur équilibre subtil entre fragilité et puissance, entre lumière et obscurité. Mapplethorpe m’apprend à assumer pleinement ma vision, même lorsqu’elle dérange ou dérange encore.

Aujourd’hui et demain
A l’instar du papier d’art, d’autres matériaux sont venus ajouter leur expressivité aux créations de Haroboz.
- Le verre, en premier lieu, dont la transparence a pu symboliser une soif initiale de vérité. Mais, une déambulation citadine plus tard, la rencontre d’une vitrine brisée figurant explicitement un visage a révélé le potentiel expressif de la fêlure et du bris de verre. Par-delà sa transparence et sa réflectivité, Haroboz a dès lors regardé le verre comme un matériau dont les avaries pouvaient redessiner les contours du fantasme.
- Le voile de soie et sa préciosité, sa souplesse, sa légèreté translucide, la douceur qu’il offre aux images, sont venus convaincre Haroboz de l’esthétique d’une œuvre paradoxale, offrant le spectacle de la masculinité abandonnée et soumise aux plus subtiles oscillations de l’air et du temps.
La nature et son alchimie, à travers la matière et les formes qu’elles créent, sont une autre source d’inspiration pour Haroboz. Sans préméditation, le liège, inaltérable et robuste, mais aussi léger et fragile, s’est offert à sa créativité. Les morceaux d’écorce qui jonchent parfois le sol des forêts du Var, l’ont ému par leur apparence virile et la beauté aléatoire de leurs formes, rides et ravines. L’artiste a aussitôt ressenti la nécessité de les récolter et de les associer à sa quête d’images comme si, de manière évidente, ils devaient prendre part à sa célébration de l’homme.
C’est en mariant le liège au voile de soie et parfois aux bris de verre que l’ambivalence de l’éternel masculin lui a semblé mieux exprimée, entre rusticité, préciosité et éclats de lumière.
Enfin, il est fréquent que les œuvres nécessitent une intervention picturale d’Haroboz pour réveiller, redéfinir des contours ou poser des rehauts, atténuer ou préciser ce qui, au contact du liège, s’est éteint ou simplement estompé.
Entre « land art », « eco art », « arte povera », que sera la suite de la trajectoire d’Haroboz ?

