HAROBOZ


« Mon nom d’artiste –Haroboz, exprime littéralement ce que fut mon complexe d’homme, interdit par ce qu’on appelait « inversion », qui me cantonnait dans l’autocensure pour éviter la honte publique et le rejet, ou pire. Une tranche de vie plus tard, libéré de beaucoup d’entraves, mon pseudonyme s’érige telle une balise entre la douleur du passé et une actualité féconde. Et, comme si l’interdit avait perdu son sens, mon imagination s’est mise à élaborer des images qui, librement, sans pudeur, ont pris le relais des mots, après des années passées à tirer verbalement le fil de mon introspection.

Merci à vous qui vous intéressez à mon travail et à la liberté d’être ! »

CRÉATEUR D’IMAGES
& PHOTOGRAPHE


« Une expérience de la photo de mode a exercé mon œil au cadrage du réel , aux associations esthétiques, à la couleur. Et, à ce jour, la photographie s’impose comme le socle artistique à partir duquel mes créations mettent en scène le masculin avec parfois des éléments impudiques, voire même des accents fétichistes . »

Haroboz, Luc debois, artiste photographe masculin

Haroboz | Luc Desbois | Artiste Photographe

artwork

Promenez-vous à travers mon univers -Mentoo, l’éternel masculin- et découvrez une sélection de créations rangées en quatre catégories actualisées périodiquement : Humour et Métaphores- Portraits-Masques-Nus et Attributs. Ces galeries d’exposition sont permanentes et très souvent mises à jour, revenez-y de temps à autre !

Vision artistique


Mon parcours de vie se poursuit donc en images. Esthétiques, surréalistes, parfois crues, poétiques, homo-érotiques ou humoristiques mes images doivent être regardées comme une allégorie de mon intime profond, si longtemps encapsulé.

Avec « le beau » complice de mes mises en scènes, lieux, nature, monuments, œuvres d’art, lumières, formes … sont au service de ma célébration de l’homme et du masculin plus globalement. Les images que je crée accueillent les représentations qui constituent mon ancrage affectif, émotionnel, et sexuel. En fin de compte, ce qui est aujourd’hui une démarche artistique, ennoblit les traits de moi-même, toujours profondément honteux, coupables et meurtris, qui se risquent à s’exposer.

J’espère que ces quelques lignes éclaireront votre regard sur mes compositions. Je vous souhaite donc une bonne visite de cette exposition en ligne que j’actualise régulièrement. Tout contact ou témoignage de votre part est un encouragement, merci infiniment.


Inspiration et Références


Mon regard et ma pratique se nourrissent du travail des artistes qui, de mon point de vue, ont marqué la représentation du masculin. Parmi les surréalistes, les artistes du Pop art, de l’expressionnisme, de la sphère gay, je pense notamment à Robert Mapplehorpe, Andy Warhol, Tom of Finland, Fred Goudon … et d’autres génies de la photo de mode comme Guy Bourdin, Gunnar Larsen, Sarah Moon, Ellen von Unwerth, Andreas Gursky ou encore Kostis Fokas tous faisant partie des créateurs dont la démarche résonne profondément en moi. Leur liberté de ton, leur capacité à jouer avec le réel, la mode, le quotidien ou la provocation me rappellent qu’au-delà de la technique, l’art est un moyen d’expression.

Robert Mapplethorpe occupe la place singulière de pionnier de l‘art masculin. Son œuvre, d’une rigueur formelle presque classique, se confronte à la force du désir, du corps et du genre. Ses mises en scène érotisées m’inspirent par leur équilibre subtil entre fragilité et puissance, entre lumière et obscurité. Mapplethorpe m’apprend à assumer pleinement ma vision, même lorsqu’elle dérange ou dérange encore.


Luc desbois, Haroboz, Photographe Toulon

Aujourd’hui et demain


Récemment, la matière s’est invitée dans mon travail, comme prolongement de l’expressivité de mes images, plaçant en même temps le spectateur à une attitude active de décryptage de l’œuvre.

Le verre, tout d’abord, a répondu à l’envie initiale de m’exposer en transparence mais à travers un filtre. Puis, à l’occasion d’une déambulation, une vitrine brisée m’est apparue sous la forme d’un visage dont la lisibilité variait selon l’incidence de la lumière. Fêlures et brisures ont dès lors constitué le leitmotiv de mon travail avec le verre, capable de renaître de ses avaries, et susceptible de dessiner les contours d’un fantasme.

Le voile, ensuite, dans sa délicatesse, est venu me convaincre de l’esthétique d’une œuvre paradoxale, translucide, souple, légère, offrant une représentation attendrissante de la virilité, abandonnée aux oscillations du textile.

Puis, le liège s’est offert à ma créativité, sans préméditation. Les morceaux d’écorce brute qui jonchent parfois le sol des forêts du Var, m’ont ému par leur apparence virile ( ravinée et tourmentée ) et la beauté aléatoire de leurs formes. Ils m’ont attendri aussi par leur vulnérabilité, tant leur ramassage est aisé. Inaltérable et robuste, léger et fragile aussi. Entre virilité et raffinement, l’association liège brut et voile précieux (incluant de la soie), pourrait tendre à l’anthropomorphisme végétal qui inclut une image dans la matière et fait naître l’homme de la structure de l’arbre.

Le tissu devient une seconde peau qui souligne les crevasses et les reliefs du liège, tout en faisant émerger le corps ou le visage de l’écorce Si l’impression avoisine les couleurs de l’écorce -l’ocre, le gris ou de bistre- l’œil ne sait plus distinguer la ligne du corps de celle de la matière, le grain de la peau de celui du liège… creux et proéminences soulignent, la vie et les blessures du bois et l’apparence aléatoire de l’écorce nue entre les morceaux de voile à bordure perdue, brouille encore la lecture de l’œuvre.

Y aurait-il à chercher du côté de l’Arte Povera, désormais ?